Les stimulations mécaniques intenses et focalisées appelées ondes de choc

C’est une terminologie trompeuse et peu compréhensible, voire mystérieuse ou inquiétante. En fait non, un peu de rappel physique vont aider à comprendre leurs effets étonnants et éprouvés dans de nombreuses spécialités médicales avec des preuves scientifiques publiées dans les grandes revues internationales (voir ci-après).

Comprendre le principe des ondes de choc

Prenons l’effet d’un massage. C’est la mobilisation de masse de tissus, mobilisés de façon plus ou moins épaisse et plus ou moins énergique. Ce massage se termine souvent par des tapotements (des ondes de choc) qui provoquent un rougissement (un afflux vasculaire et de la chaleur). Un système mécanique rempli d’eau peut faire l’affaire. D’un coté un petit marteau pneumatique est placé contre une colonne d’eau. Les chocs qu’il provoque sont transmis à travers une colonne flexible vers un manche et sa lentille qui sont appliqués sur la peau. Selon l’intensité et la rapidité des pressions du marteau, ces petits « chocs » sont transmis. Selon la forme de la lentille, ils sont dirigés vers une zone plus ou moins profonde des tissus. La précisons du « tir » et centimétrique !

Quels sont les effets des ondes de choc ?

Un effet sur l’ensemble traité (effet tissulaire). Les tissus augmentent leur vascularisation, leur élasticité et se « dé-flétrissent » (terme peu « médical » mais qui sera illustré par des images scientifiques d’augmentation du volume et de l’élasticité des tissus).

Les cellules sont elles aussi stimulées, la trame réticulaire est stimulée et les cellules inversent leur cycle « d ‘apoptose » (programmation de la mort cellulaire). Les cellules « d’aspect jeunes » réapparaissent, la croissance des tissus se remet en marche. Cela ressemble à un conte de fées. Les preuves scientifiques sont là (voir ci- dessous).

Une « onde », phénomène immatériel, peut-elle avoir un effet sur la santé ? Les effets bénéfiques – ou destructeurs du soleil, les ondes électriques (radiofréquences), susceptibles de chauffer les tissus et contracter – voire les détruire en coagulant les protéines. Les ondes synchronisées (lasers) arrêtées par certaines matières (l’eau laser Co2 et Erbium Yag ; les protéines lasers ND-Yag ou autres). Ils entrainent un chauffage local de la matière concernée, ébullition et destruction tissulaire, pouvant aller jusqu’à la section ou la carbonisation s’ils étaient mal contrôlés. Les « micro-ondes », utilisées de manière locale et focalisée et qui remplacent de plus en plus souvent la chirurgie pour traiter certains cancers. Et encore plein d’autres exemples. Nous le vivons tous les jours, le monde qui nous entoure change et n’en gardons avec parfois étonnement que les cotés les plus positifs – et validés par les connaissances scientifiques.

Les applications des « stimulations mécaniques intenses et focalisées » ou ondes de choc en médecine

Beaucoup d’applications sont possibles. La plus fréquente et utilisée depuis plus de quinze années est celle des kinésithérapeutes. Douleurs articulaires, cicatrices inflammatoires épaisses (le cas des tendons d’Achille est particulièrement spectaculaire et intéressant car il concerne tendons et fascias proches des problèmes gynécologiques). Les cardiologues explorent la revascularisation induite. Des malades souffrant d’angine de poitrine ont vu leur coronaires être revascularisées (les atteintes « distales ») et leur périmètre de marche augmentés.
La cicatrisation osseuse s’interrompt parfois plus de 9 mois (pseudarthrose). La stimulation mécanique la fait repartir et la consolidation osseuse se produit.

Des analyses des tissus traités ont été réalisées pour comprendre ces phénomènes. Les coupes tissulaires confirment l’épaississement et l’augmentation de l’élasticité des tissus.
Les cellules elle-même ont été étudiées. La réapparition des « cellules jeunes » dans des tissus vieillissants est maintenant prouvée par des publications les plus contrôlées. Aucun effet néfaste ou dangereux n’est observé aux intensités et aux durées des traitements pratiqués.

Des appareils développant de très fortes énergies sont utilisés depuis 30 ans pour la destruction des calcules urinaires (lithotrypsie). De telles énergies, mal orientées seraient capables de créer des lésions au sein des organes exposés (comme un choc trop violent). Nous en sommes loin et aucun effet cancérigène n’a été constaté après ce long recul.

Les inconvénients : on a l’impression que « il ne se passe rien » et pour le médecin que « c’est long et un peu fastidieux ». En effet, une « séance » dure environ 20 minutes. 4 séances sont un minimum, pas trop espacées dans le temps et la bonne « posologie » en gynécologie est de 6 séances.

La gynécologie est parmi les spécialités les plus récemment utilisatrices de cette technologie. Une première publication fait état de résultats très satisfaisant sur les « douleurs » menstruelles. Notre expérience le confirme.

La régénération des fascias est très utile pour les incontinences urinaires à l ‘effort, en cas d’hypermobilité vésicale. Notre étude est en cours. Les résultats immédiats sont excellents dans 90% des cas. Nous recueillons les données sur le long terme qui tendent à montrer la poursuite de l’effet thérapeutique. Mais nos résultats n’ont pas encore reçu le « tampon » officiel. Nous pouvons affirmer que, comme dans les autres spécialités ayant pu avoir recours à ce traitement physique, aucune complication n’a été observée après 3 ans d’usage. C’est aussi la raison pour laquelle nous avons préféré cette technique à d’autres dont l’effet est plus immédiat.

Les sécheresses vaginales de la jeune femme et de la patiente plus âgée sont traitées avec succès et de façon durable.

Il en est de même des « cystites » à répétition qui gâchent la vie de nombreuses femmes, bien que aucun germe ne soient retrouvés dans les analyses.
D’autres applications sont en cours d’évaluation pour cette approche très prometteuse

Elle l’est particulièrement du fait de notre approche « globale » du traitement des désordres du périnée. Le fascia de Halban, le hamac de De Lancey, les ligaments cardinaux et d’autres fascias encore font la trame du qui soutien et oriente les organes du petit bassin (plus d’une cinquantaine ont été décrits). Notre équipe considère qu’il n’est pas possible de traiter un « compartiment urinaire » sans prendre en compte ce qui se passe plus en arrière, jusqu’au canal anal. Qu’il néest pas possible de comprendre et de traiter une descente d’organe (Utrus – vessie) en ne s’intéressant qu’au « compartiment moyen », réservé au gynécologue et que si le « compartiment postérieur » n’est pas pris en compte simultanément, on peut se retrouver avec plus de 40 % de complications douloureuse et difficiles chez ces jeunes femmes.